Le 1er mai doit rester férié
10 avr. 2026
Ce matin, j’étais présente en séance à l’Assemblée nationale lors de l’examen de la proposition de loi visant à permettre aux salariés de certains établissements et services de travailler le 1er mai, à laquelle je suis profondément opposée.
Ce texte vise à étendre à de nouveaux secteurs d'activités (commerces de bouche de proximité, ceux liés à la vente du muguet, établissements du secteur culturel) la possibilité de faire travailler des salariés le 1er mai, sur la base du « volontariat ».
Le groupe présidentiel « Ensemble pour la République » a finalement décidé de déposer une motion de rejet préalable sur le texte qu'il avait lui-même inscrit à l'ordre du jour, pour faciliter son adoption rapide en le renvoyant devant une commission mixte paritaire (CMP).
Cette motion de rejet a été adoptée (avec 120 voix pour et 105 voix contre), grâce aux voix des macronistes, de la droite et de l'extrême droite, alors que toute la gauche s'y est opposée !
Je regrette cette méthode de procédure qui prive l’Assemblée nationale d’un débat pourtant essentiel afin de préserver le 1er mai comme jour férié et chômé pour les salariés. Remettre en cause un tel acquis social, c’est affaiblir les droits des salariés et la démocratie sociale.
Le combat continue : les socialistes s’opposeront à ce texte en CMP et saisiront le Conseil constitutionnel pour faire échec à cette loi.




