Projet de loi d'urgence agricole : 10 priorités pour l'agriculture

Projet de loi d'urgence agricole : 10 priorités pour l'agriculture

20 mai 2026

Projet de loi d'urgence agricole : 10 priorités pour l'agriculture

 

Le projet de loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles est examiné cette semaine en séance publique par l'Assemblée nationale. 

 

Avec mon groupe parlementaire des députés socialistes, nous réclamons depuis plusieurs années au gouvernement de véritables mesures pour garantir un revenu décent aux agriculteurs, les protéger des concurrences déloyales, préserver les terres agricoles, favoriser la production locale et engager la transition agroécologique.

 

Si nous aurions préféré un texte de loi plus ambitieux, notre travail est guidé depuis le début de l’examen de ce texte par une boussole : être utile aux agricultrices et agriculteurs pour apporter des solutions concrètes et aux effets visibles dans les exploitations.   

 

Nous porterons dans ces débats 10 grandes priorités : 


- Protéger le revenu des agriculteurs en prenant en compte l’évolution du prix des matières premières dans la fixation du prix des matières agricoles ;

 

- Obliger les industriels et la grande distribution à faire la transparence sur leurs marges et à partager équitablement la valeur produite ;

 

- Garantir un revenu décent aux agriculteurs grâce à un rééquilibrage des négociations commerciales autour des organisations de producteurs ;

 

- Lutter contre la concurrence déloyale en obligeant celles et ceux qui exportent vers l’Union européenne à faire certifier que leurs produits respectent nos normes ;

 

- Fixer un objectif de 100% de produits locaux et bio dans la restauration collective à horizon 2036 ;

 

- Lutter contre l'accaparement et la perte de terres agricoles en renforçant le rôle des sociétés d'aménagement foncier et d'établissement rural (SAFER) ;

 

- S’opposer à la réintroduction de produits phytopharmaceutiques interdits et présentant des risques pour la santé humaine et l’environnement ;

 

- S’opposer aux grands projets de stockage de l’eau et son accaparement, au détriment de la démocratie locale et de la planification des usages ;

 

- S’opposer à la dérégulation de la législation en matière de bâtiments d’élevage, pour préserver le modèle familial et maîtriser les conséquences environnementales.

 

Avec 28 amendements issus de notre groupe adoptés en commissions, les députés Socialistes et apparentés ont fait le choix depuis le début de l’examen de ce texte d’un travail rigoureux et constructif au service des agricultrices et des agriculteurs de notre pays. Cela sera notre état d’esprit toute cette semaine en séance publique.